Selon une étude de l'association des fabricants de logiciels, la Business Software Alliance (BSA), qui regroupe des éditeurs tels que Adobe, Apple, Microsoft, ..., le taux de piratage des logiciels a baissé en France de 2 points en 2006, mais reste supérieur à la moyenne européenne dont le taux de piratage a diminué de 1 point l'an passé.
La France se classe "troisième au palmarès des mauvais élèves" derrière les Etats-Unis et la Chine, avec un taux de piratage des logiciels estimé à 45%, contre 36% en moyenne au sein de l'Union européenne et 35% au niveau mondial. Le préjudice en découlant est évalué à 2,67 milliards de dollars en France, 11 milliards en Europe et plus de 39 milliards dans le monde.
"En grande partie harmonisée, la législation européenne a eu un effet positif sur l'action répressive, ce qui a contribué à stabiliser le taux de piratage depuis 2005", commente la BSA qui note un manque à gagner en Europe en recul de 1 milliard.
Selon l'étude, réalisée par l'institut d'études IDC et publiée mardi,
Internet serait "le canal de distribution prédominant pour les logiciels illicites" en raison de "la généralisation du haut débit dans les pays développés", alors que les CD contrefaits restent le moyen privilégié dans les pays émergents.