Ne peut-on plus se fier aux grands médias, et en particulier à la presse télévisuelle ? C'est la question qu'on peut se poser en lisant les différents articles sur le net concernant ce qu'on peut déjà appeler "L'affaire Sarkozy-Bolloré". En effet, la grand-messe du 20 heures laissait la libre tribune à Vincent Bolloré et Nicolas Sarkozy pour justifier le fait que ce dernier bénéficiait d'une croisière sur le yacht du milliardaire breton.
"Ca n'a rien coûté à l'état", ou encore "Bolloré n'a jamais travaillé avec l'état". Nicolas Sarkozy dit avoir accepté l'invitation de l'industriel parce que le groupe Bolloré n'a jamais travaillé avec l'état, de son côté Vincent Bolloré a déclaré "n'avoir jamais eu aucune relation commerciale avec l'état". Pourtant sur le Bulletin Officiel des annonces des marchés publics,
Rue89 nous indique que la Société SDV, appartenant au groupe Bolloré, a bien répondu à des appels d'offres.
Du coup, Bolloré est obligé de modifier ses dires, mais essaie de minimiser les faits en précisant qu'il s'agit de "petits contrats". Pourtant, on trouve parmi ces contrats celui du traitement de la valise diplomatique du fret du ministère des Affaires étrangères, remporté par la Société SDV pour un montant de 1,4 à 5,6 millions d'euros et d'une durée de 48 mois. D'autres exemples de ce type sont également dénoncés.
Mais ça ne s'arrête pas là. Selon la CGT de France 3, Euro Média Télévision appartient à hauteur de 40% au groupe Bolloré. Cette Société est actionnaire majoritaire de la Société Française de Production, bénéficiant de commandes publiques dont la dernière en date est la location d'un studio qui a permis le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.