A l'heure actuelle, 1,8 million d'espèces vivantes non microbiennes sont connues sur la planète. De nombreuses institutions scientifiques se sont rassemblées dans le but de créer une Encyclopédie numérique de la vie qui les décrira. Un travail de longue haleine puisqu'il est prévu une durée de 10 ans pour créer les 300 millions de pages numériques qui répertorieront les espèces vivantes cataloguées depuis 250 ans par les scientifiques. Une actualisation constante de l'Encyclopédie fait également partie du travail.
Outre la connaissance des espèces, l'objectif de l'Encyclopédie réside dans le fait d'être un outil précieux pour gérer et protéger la biodiversité.
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L'Encyclopédie de la Vie offrira des informations précieuses et bien organisées sur la biodiversité et sa protection à tout le monde, partout dans le monde et à tout moment", explique James Edwards, un biologiste à la tête actuellement du Global Biodiversity Information Facility qui dirigera ce projet. "
Ce sera un outil de grande valeur pour les chercheurs, les enseignants, les étudiants et les décideurs politiques", ajoute-t-il précisant que 1,25 million de pages ont déjà été scannées.
Dans un premier temps, ce sont les mondes animal, végétal et les champignons qui seront intégrés mais il n'est pas exclu d'étendre l'outil à l'univers microbien ultérieurement.
Description écrite, photos, vidéo, son mais également des cartes et d'autres informations multimédia sur chacune des espèces seront fournis dans la mesure du possible. L'outil intégrera les encyclopédies existantes très complètes cataloguant certains groupes d'espèces comme ceux de la faune marine ou des batraciens. Des négociations sont également en cours avec les responsables de L'Atlas des espèces vivantes d'Australie.
Selon les promoteurs de l'Encyclopédie de la Vie, l'intégrité scientifique de l'encyclopédie sera garantie par la participation de milliers d'experts dans le monde, au nombre desquels on trouve le Marine Biological Laboratory, l'université Harvard (Massachusetts, est), le musée d'histoire naturelle de Chicago (Illinois, nord), la Smithsonian Institution, la Biodiversity Heritage Library à Washington, pour les Etats-Unis, le Musée d'Histoire naturelle de Londres et le Royal Botanic Garden, également en Grande-Bretagne, pour l'Europe, et d'autres chercheurs en Asie, Amérique latine, Afrique et dans d'autres pays européens qui coopèrent étroitement dans ce projet, selon James Edwards.
Lancé officiellement aujourd'hui, des pages de l'Encyclopédie sont déjà en ligne sur le site
Biodiverity Heritage Library [EN].