En février dernier, le groupe américain de cinéma et de télévision Viacom (MTV, Comedy Central, Paramount,...) exigeait de YouTube le retrait de 100.000 de ses vidéos, estimant que Google et sa filiale gardaient "tous les revenus générés par cette pratique, sans accorder de juste compensation à ceux qui ont assumé tous les efforts et les coûts pour créer ce contenu".
Mi-mars, Viacom attaquait la firme de Moutain View et le site de partage pour "violation massive et intentionnelle des droits d'auteurs", bien que YouTube ait répondu à la demande de retrait des clips "non-autorisés extraits de ses émissions". Mais les internautes replaçaient inlassablement les vidéos retirées. Le groupe avait donc porté plainte et réclamé 1 milliard de dollars d'indemnités.
Google a contre-attaqué ce mardi devant le tribunal de New York, estimant que la plainte de Viacom contre YouTube menace le fonctionnement même d'internet
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En cherchant à faire poursuivre les fournisseurs d'accès et les hébergeurs pour les communications sur internet, la plainte de Viacom menace la façon dont des centaines de millions de personnes échangent légitimement des informations, du divertissement et des expressions politiques et artistiques", a affirmé le moteur de recherche, qui déclare respecter les droits d'auteur et se conformer par là-même à la loi sur la propriété intellectuelle Digital Millennium Copyright Act (DMCA).
Le DMCA limite en effet la responsabilité des fournisseurs d'accès et des hébergeurs si ceux-ci agissent rapidement pour bloquer l'accès à des contenus pirates quand un détenteur des droits les en avertit. Or, Google déclare mettre à disposition sur YouTube des outils de protection permettant d'aider les géants des médias à signaler automatiquement des actes de piratages sur leurs contenus.
La firme de Moutain View réclame un jugement qui le décharge entièrement.
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