L'Icann (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), l'organisation qui gère les noms de domaine sur
internet, a rejeté pour la troisième fois
l'extension .xxx demandée pour identifier les sites adultes.
L'ICM Registry LLC, à l'origine de cette initiative, avait pourtant revu sa copie avant de formuler une nouvelle fois sa demande en janvier dernier. Le
registrar s'engageait à interdire la pornographie infantile, à exiger une identification claire des sites, à interdire les fraudes commerciales et l'envoi de courriel non sollicité (spam).
Mais cela n'aura pas suffi à l'Icann pour accepter la demande. Selon l'organisation, "
le problème de la protection des membres vulnérables de la communauté" ne serait pas résolu par la création de cette extension. Etant donné la variabilité des lois de chaque pays, l'organisation craint également d'avoir à juger du contenu des sites.
L'organisation n'est pas la seule à ne pas vouloir de cette extension. Dans l'industrie pornographique elle-même, on craint qu'une identification trop facile des sites soit une porte ouverte à une législation particulière les concernant ou des mesures de répression.
L'administration Bush quant à elle fait également pression pour interdire cette extension arguant du fait que, étant donné qu'il n'y aurait pas d'obligation à utiliser le suffixe .xxx, les sites à caractère pornographique ne pourraient que se multiplier sur internet.
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