Un an après la disparition du 12, les renseignements téléphoniques en 118 recoivent moins d'appels que leur prédécesseur. Devant les prix plus cher que le 12, les consommateurs se sont rabattus sur les sites
Internet pour obtenir leurs renseignements. Selon l'ARCEP, en 2 ans, les 270 milliards d'euros du marché du renseignement (en 2004) ont fondu pour 160 milliards d'euros (en 2006) avec une baisse de 27% des appels vers les services de renseignements.
Sur le podium des renseignements, on trouve Le Numéro-118 218 (entre 40 et 45%), Orange-118 712 (30%) et Telegate-118 000 (15-20%) suivis de PagesJaunes-118 008 (15%). Ces chiffres sont des estimations de leurs parts de marché par les opérateurs. L'ARCEP et les marchés ne peuvent déterminer la part des uns et des autres étant donné que les chiffres de 2006 sont ceux du début des 118 et de la disparition du 12. De plus, les parts de marché ne peuvent pas être définies correctement étant donné que cette guerre des renseignements a fait des victimes : Iliad-118 818 a été fermé par décision de justice, NRJ-118 333 a été désactivé et Allo Botin (118 007) a été racheté par Pages Jaunes.
La facture (publicitaire) est déjà très lourde pour les services de renseignements : le 118 218 a investi 65 millions d'euros de publicité (toutou youtou), le 118 000 suit avec 43 millions d'euros, le 118 008 42 millions d'euros et FranceTelecom-Orange 41 millions d'euros. Les services de renseignements ont payé au total le double du chiffre d'affaires global du marché en promotion publicitaire.
Si les 118 pleurent, l'Internet rit. Dans ce même intervalle de temps, le site PagesJaunes.fr a vu une augmentation de 100 millions de visiteurs. Sur ce filon de l'Internet, les 118 n'ont pas dit leur dernier mot : ils ont presque tous décidé de venir sur la toile. France Telecom-Orange a déjà ouvert le feu en lançant une nouvelle version de son site 118712.fr.