Si la prochaine utilisation de la distribution
Linux Ubuntu sur les 1.000 postes de travail de l'Assemblée nationale réchauffe le coeur des partisans du Libre, elle en laisse toutefois quelques-uns amers, comme François Bancilhon, le PDG de Mandriva.
Mandriva avait répondu à l'appel d'offre du Parlement mais le projet n'avait pas été retenu au grand étonnement de Monsieur Bancilhon.
"
Je ne comprends pas ce choix et je ne comprends pas qu’une entreprise française, qui peut assurer un support local de son produit, grâce à des ingénieurs basés en France, n’ait pas été retenue", écrit-il sur son
blog dans
une lettre ouverte aux députés de l'Assemblée nationale, faisant allusion au fait que la distribution Ubuntu est "
financée à 100% par un milliardaire sud-africain - et donc dans un modèle économique face auquel aucune entreprise ne peut concourir".
Autre argument du PDG de Mandriva, l'absence de support "
qui présente par là même un risque important".
"
L’offre retenue – semble-t-il uniquement sur la base du prix — a été proposée par une société de service, sans référence de déploiement de bureau Linux, et qui prétend supporter seule ce Linux sans s’associer à l’éditeur d’Ubuntu", fait-il remarquer, alors que "
Mandriva a répondu à l’Appel d’Offre de l’Assemblée Nationale en s’associant avec des intégrateurs locaux renommés, comme Atos Origin ou Steria".
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