Retard annoncé sur le projet Galileo
Publié le 22/03/2007 - Lu 2151 fois - Auteur : Infested Grunt
Le projet européen de géolocalisation Galileo a un problème dans sa mise en route. En effet, le consortium désigné par la Commission européenne, n'a pas encore signé le contrat de cession qui lui permettra de gérer le projet européen. Le commissaire européen des Transports, Jacues Barrot, tire la sonnette d'alarme pour rappeler à l'ordre les futurs concessionnaires. La non-signature de ce contrat va retarder le déploiement des satellites de Galileo et le service fourni au-delà de 2012. Galileo permettra de concurrencer le GPS américain tout en étant plus précis que ce dernier. Le secteur des transports (routiers, aéronautiques et nautiques) attend beaucoup de Galileo.
Premier pas vers la continuité du projet : les concessionnaires (l'européen EADS, le britannique Inmarsat, les français Thales et Alcatel, les espagnols Hispasat et Aena, l'italien Finmeccanica et l'allemand Teleop) se sont mis d'accord sur la structure de la société en charge de la concession de Galileo. Le problème est que la signature du contrat prendrait 18 mois du fait de certaines divergences entre les industriels sur le partage du travail et des responsabilités qui font craindre au commissaire Barrot un "syndrome Airbus" sur le projet.
L'ESA, l'agence spatiale européenne, regrette les dissensions qui tournent autour de la continuité de leur bébé dont elle assure le développement jusqu'aux tests de validation en orbite. Leur craintes viendraient du fait que les concessionnaires devront investir 2,1 milliards d'euros financés à 90% par endettement (d'où la prudence des concessionnaires), de la concurrente gratuite mais moins performante du GPS américaine et des ambitions russe et chinoise.
La Commission laisse planer une idée d'alernatives au consortium d'industriels pour exploiter Galileo. Selon les analystes, une des alternatives impliquerait un fort financement public estimé à 5 milliards d'euros.