Melanie McGuire, infirmière dans une clinique du New Jersey, est actuellement jugée par un tribunal, soupçonnée du meurtre de son mari. Et ce sont ses recherches sur Google et MSN Search qui ont conduit les enquêteurs jusqu'à elle, rapporte le site
Dailyrecord.com.
Le 18 avril 2004, Mélanie a envoyé un certain nombre de requêtes sur les moteurs de recherche : "comment tuer quelqu'un", "poison immédiat", "poison indétectable", "doses fatales de digoxine", une molécule utilisée pour traiter certains troubles du rythme cardiaque, et des demandes de renseignements sur la législation concernant les armes à feu dans les Etats du New Jersey et de la Pennsylvanie.
Dix jours plus tard, Madame McGuire aurait tué son mari William T. McGuire, selon l'état du New Jersey, dans leur appartement de Woodbridge, à l'aide d'une arme à feu achetée en Pennsylvanie, un jour après avoir obtenu une prescription, par le docteur Bradley Miller, pour un sédatif, l'hydrate de chloral, connu comme une "drogue du viol". Elle aurait ensuite découpé son corps et mis les morceaux dans trois valises retrouvées dans la baie de Chesapeake en may 2004.
Jennifer Seymour, employée du ministère américain de la défense, rappelle que les enquêteurs peuvent retrouver toutes les traces dans un ordinateur, y compris des informations que les utilisateurs auraient pourtant pris soin d'effacer. Elle a ainsi retrouvé des traces de courriel sur des comptes Hotmail prouvant une relation romantique entre Mélanie et le médecin Miller, celui-là même qui avait prescrit le sédatif.
Bien que le tribunal soit encore en attente des analyses d'ADN pour inculper définitivement Mélanie McGuire, ce sont ses recherches sur
Internet via Google et MSN Search qui restent les éléments d'enquête principaux.