Devant l'arrivée fulgurante d'
Internet, on le croyait mort. Et pourtant le Minitel existe toujours.
En 2006, il compte encore dix millions d'utilisateurs et offre près de 5000 services qui représentent un marché de 130 millions d'euros à l'heure actuelle. Olivier Bon, directeur des kiosques et services payants de France Telecom, estime sa mort en 2010. Mais le petit papy français tient bien car, en 1995, FT avait estimé sa mort en 2005.
Malgré la défection des grand noms (Air France, l'Education Nationale pour le Bac ou la SNCF) au profit d'Internet, le Minitel résiste encore. Un tiers des utilisateurs vont vers le 3611 (annuaire Pages Jaunes), un autre tiers vers les services pratiques (météo, astrologie, finances). Le dernier tiers se situe dans le milieu professionnel : Altadis s'appuie sur le Minitel pour son réapprovisionement ainsi que le réseau de fleuristes Interflora par exemple.