Vous n'avez pas compris le titre ou il vous paraît vague. C'est normal ! L'affaire n'est pas très simple comme dans tout jeu d'influences dans l'économie de marché.
Dans ce jeu-ci, nous avons 6 acteurs sur le champ de bataille : Telecom Italia, l'opérateur historique italien (connu pour son opérateur mobile TIM et son
FAI Alice), Telefonica, l'opérateur historique espagnol, PT (Portugal Telecom), l'opérateur historique portugais, Sonaecom, son dauphin au Portugal, et Vivo, un opérateur mobile au Brésil.
En ce moment, au Portugal, l'opérateur privé Sonaecom, dont France Telecom possède des parts, a tenté de prendre le contrôle de l'opérateur historique PT au moyen d'une OPA jugée hostile. Lors de l'opération, Telefonica, son voisin espagnol et actionnaire majeur de PT, était un allié de Sonaecom. En effet, en cas de victoire de Sonaecom, le groupe "Sonaecom-PT" allait vendre Vivo, l'opérateur mobile brésilien et filiale de PT, à Telefonica.
La traîtrise de Telefonica a rendu furieux les autres actionnaires de PT. Le partenariat qui liait PT et Telefonica, a été mis à mal par cette action de l'espagnol. Ce partenariat serait caduque, selon la banque Banco Espirito Santo, principal opposant à Sonaecom. La direction de PT laisse néanmoins le temps à Telefonica de réfléchir sur les conséquences de son soutien à Sonaecom.
Telefonica est donc en train de réfléchir : l'opérateur recherche à s'implanter activement au Brésil et l'acquisition de Vivo l'aurait grandement aidé. Mais une seconde alternative s'est présentée pour toucher le Brésil : Telecom Italia. En effet, l'opérateur historique italien possède une filiale mobile TIM au Brésil, concurrente de Vivo, qui pourrait constituer la dot de Telefonica si les en cours pour que l'opérateur espagnol prenne des parts dans l'opérateur italien aboutissent.
Les analystes estiment que la solution d'entrer sur le marché brésilien via Telecom Italia permettrait à Telefonica de contourner PT.