Le Midem de Cannes, le salon de la musique numérique, est hanté par la question des
DRM. Les Digital Rights Management permettent de vérifier si le consommateur a le droit de lire ou de copier vers un CD ou un baladeur, le fichier auquel le DRM est attaché.
Les majors du disque considèrent les DRM comme un moyen efficace de protéger leurs morceaux et d'éviter le "piratage via les réseaux P2P" dixit la RIAA. La RIAA défend bec et ongles les DRM contre son collègue de la CEA (l'association des industriels de l'électronique). Pour le président de la RIAA, "l'industrie musicale doit protéger ses droits, sinon on en arrive à un point où il n'y a pas de respect de la propriété intellectuelle".
Les anti-DRM considèrent ce système comme une atteinte au droit du consommateur à la copie privée en limitant les copies grâce aux DRM. Les DRM seraient un frein pour le commerce légal de musique en ligne étant donné que le consommateur est tributaire du baladeur acheté et de la plate-forme de téléchargement.
Un exemple de DRM est l'écosystème d'Apple : les fichiers téléchargés sur l'iTunes Store ne peuvent être mis que sur un iPod. Le fichier ne peut pas être lu sur un baladeur Sony et inversement un fichier de Sony Connect ne peut être mis que sur un baladeur Sony et pas un iPod. Le format
MP3 devient l'alternative aux formats DRMisés car il peut être lu par n'importe quel baladeur (Apple iPod, Creative Zen,...).
Les vendeurs FNACMusic et VirginMega ont mis en vente quelque 200 000 titres en MP3 aux mêmes prix que leurs versions WMA DRM. Les majors étant toujours en guerre contre le MP3, ce sont les labels indépendants qui fournissent leurs catalogues en MP3.