Dans un communiqué intitulé "Musique en ligne, Les
DRM détruisent la valeur de la musique", l'UFC-Que Choisir "se félicite du changement de cap de certains producteurs indépendants" qui permettent dorénavant la vente de leurs titres en ligne au format
MP3, c'est-à-dire sans aucune mesure de protection.
L'association de consommateurs estime que les DRM (Digital Right Management) sont "une vraie calamité pour les consommateurs et le développement du marché de la musique en ligne". Ils équivalent à une vente liée puisque certains titres achetés sur certaines plates-formes ne peuvent être écoutés que sur les baladeurs de certaines marques, voire d'une seule précise l'UFC faisant allusion au couple iTunes Store / iPod du fabricant Apple.
De plus, précise l'association, "si le consommateur cherche alors à « neutraliser » le DRM, il s'expose à des poursuites judiciaires pour contrefaçon". Pour l'UFC, "cette situation est le résultat absurde de la loi DADVSI du 1er août 2006 qui en même temps qu'elle sanctuarise juridiquement les DRM ne reconnaît pas aux consommateurs le droit légitime à l'interopérabilité", les privant ainsi de la liberté de choisir ses logiciels et ses matériels d'acoute.
L'UFC-Que Choisir lance un appel à tous les producteurs afin qu'ils permettent "l'exploitation en ligne de leur catalogue sans verrous, c'est à dire sans DRM" précisant que "en imposant des conditions anormales d'usage, les DRM détruisent la valeur de la musique en ligne. Officiellement promus pour protéger les droits d'auteur, ils sont devenus le cheval de Troie de l'industrie informatique et des majors pour s'assurer, dès le départ, une maîtrise exclusive du marché".
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