PARIS, 10 jan 2005 (AFP) - La Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) va déposer une demande à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) pour pouvoir utiliser un outil informatique de détection des internautes qui téléchargent illégalement de la musique en masse, a-t-elle indiqué lundi.
"Le dossier de demande d'autorisation sera envoyé à la CNIL la semaine prochaine", a déclaré le directeur général de la SCPP, Marc Guez, lors d'une rencontre avec la presse à quelques jours de l'ouverture à Cannes du MIDEM (Marché international du disque et de l'édition musicale), indiquant que la SCPP devait encore choisir entre deux prestataires de service susceptibles de lui fournir cet outil informatique.
Selon lui, la CNIL doit ensuite répondre dans un délai de deux mois.
Pour l'heure, la SCPP repère au coup par coup les plus gros utilisateurs de sites d'échange P2P ("peer to peer", d'ordinateur à ordinateur).
M. Guez a en outre indiqué que la SCPP poursuivrait en 2005 les actions judiciaires initiées en 2004 contre les "pirates" de l'
internet, tant au pénal qu'au civil.