Les rédactions de la presse papier subissent la mutation des nouvelles technologies et l'évolution des moyens de communication. Cette mutation entraîne une réorganisation complète des rédactions.
Au Parisien/Aujourd'hui en France, la direction a annoncé son intention de réorganiser la rédaction. Les syndicats estiment que cette réorganisation va supprimer la fonction de secrétaire de rédaction qui a en charge la relecture, la correction et la mise en page des articles. Les chefs de services devront prendre en charge ces activités. A Libération, une réorganisation de la rédaction va mettre à mal une vingtaine de poste, surtout des secrétaires de rédaction.
Le travail de journaliste évolue, lui aussi. L'informatique lui permet d'écrire son article ou sa brève directement dans la maquette du journal et d'appliquer les formes et les jeux de caractères du journal. Son travail sera de plus diffuser sur le site
internet du journal. Avec cette extension Web, le journaliste devra fournir en même temps les sons et les images. Cette évolution du journaliste a déjà touché les Etats-Unis et le Royaume-uni : le Financial Times a fusionné la rédaction papier et la rédaction Web du journal et le Daily Telegraph a créé une rédaction multimédia proposant des enregistrements audio et vidéo.
Le Syndicat National des Journalistes met en garde contre l'apparition de "journalistes à tout faire". Si une évolution doit être faite, elle devra l'être dans "un cadre précis de déontologie, de qualité de travail et de moyens". "La crédibilité et la qualité des contenus" devra être une "préoccupation essentielle", prévient le syndicat.