Il y a trois semaines, Deutsche Telekom voyait arriver à sa tête René Obermann, patron de T-Mobile, la division de téléphonie mobile de l'opérateur historique allemand, en remplacement de Kai-Uwe Ricke, démissionnaire (
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Il a été confié à M. Obermann la difficile tâche de remettre Deutsche Telekom sur les rails mais "Il ne faut pas s'attendre à des miracles", a-t-il déclaré.
Depuis le début de l'année, le groupe a vu le départ de 1,5 millions d'abonnés, essentiellement au téléphone fixe, au profit d'opérateurs alternatifs et de la téléphonie mobile et doit faire face au fonds américain Blackstone, actionnaire qui veut rentabiliser son investissement et qui n'est pas étranger à la démission du prédécesseur d'Obermann.
Toutefois, Deutsche Telekom, qui comptabilise 250.000 employés et dont l'Etat est titulaire d'un tiers du capital, se heurte à une impossibilité. Les suppressions d'emplois qui pourraient aider à une réduction des coûts sont difficiles à mettre en oeuvre. 42.500 salariés du groupe sont en effet fonctionnaires et les syndicats ont déjà demandé de "ne pas toucher aux emplois". L'opérateur se retrouve donc coincé du fait de cette position d'employeur semi-public.
Selon Michael Kunert, de l'association de protection des actionnaires SdK, M. Obermann ne pourra faire mieux, à court terme, que son prédécesseur. "Le discours d'Obermann, Ricke aurait pu le tenir aussi", a-t-il déclaré.