Suite à
la condamnation d'Anne-Sophie Lainnemé pour téléchargement illégal via les réseaux de peer-to-peer (poste à poste) le 30 novembre dernier, l'association des Audionautes (ADA), association de loi 1901 créée en octobre 2004 par des lycéens souhaitant réagir face à la répression et aux procès de l'industrie de la musique et du cinéma, demande à la SCPP (Société civile des producteurs phonographiques) et à la SNEP (Syndicat national de l'édition phonographique) de suspendre les procès en cours contre 150 internautes.
Dans son communiqué, l'association, qui compte à l'heure actuelle plus de 6.000 membres, parmi lesquels des étudiants, des chercheurs, des juristes, des économistes, des artistes, estime que "cette condamnation intervient à un moment où la stratégie de l'industrie du disque change enfin, celle-ci prend enfin conscience des nouvelles possibilités des réseaux".
Il est temps d'envisager "avec l'ensemble de la filière musicale et les organisations de consommateurs en concertation, au mieux l'avenir de la musique en France dans le respect des droits des artistes et des internautes", explique-t-elle.