Récemment, Novell, l'éditeur de la distribution
Linux SUSE, et Microsoft, éditeur d'un OS concurrent de Linux, ont signé
un accord qui reconnaît implicitement que Linux utilise
du code protégé par un brevet de Microsoft.
Selon les tenants du logiciel libre, cet accord met en doute la gratuité même du système au Pingouin. Moglen, l'un des pionniers du logiciel libre, travaille sur une actualisation de la licence de Linux. En fait, selon lui, Microsoft profite d'un vide juridique qui lui permettrait de passer des accords de "protection" avec les éditeurs de distribution ainsi que leurs clients, comme celui passé avec Novell. Moglen espère combler le vide juridique rendant caducs les (futurs) accords de Microsoft et protégeant les utilisateurs de distributions Linux, dans quelques semaines ou quelques mois.
Mais le temps risque de manquer... Red Hat, le premier éditeur de solution Linux, risque d'être la première victime de l'accord Microsoft-Novell. Red Hat, comme d'autres éditeurs de distributions Linux, refuse l'accord que le géant de Redmond lui propose. Les analystes prévoient une migration de certains clients de Red Hat vers Novell pour profiter de la protection de Microsoft ou un accord de Red Hat avec Microsoft pour éviter cette fuite de clients.
Linux est devenu un marché prolifique. Si l'OS en lui-même est gratuit, la documentation, l'installation et la maintenance du système sont devenues un juteux marché dans lequel Microsoft espère mettre un pied avec l'accord de Novell.