Google s'est lancé, depuis 2005, dans une vaste opération de numérisation de millions de livres conservés dans des bibliothèques anglo-saxonnes, l'objectif étant de mettre à disposition de tous des extraits de chaque ouvrage. On retrouve parmi ceux-ci de nombreuses oeuvres éditées par des maisons d'édition françaises que la pratique ne séduit pas vraiment.
Ainsi, en juin 2006, La Martinière, qui contrôle les éditions du Seuil, engageait une procédure en justice contre Google Inc et Google France accusant le moteur de recherche de "contrefaçon et atteinte au droit de la propriété intellectuelle", bientôt rejointe par le Syndicat national de l'édition (SNE), qui regroupe près de 400 éditeurs français.
C'est maintenant au tour de la Société des gens de lettres (SGDL) de se joindre à la bataille, estimant, dans un communiqué rapporté par l'AFP, que "la numérisation d'ouvrages relevant tant du
domaine public que du domaine protégé entreprise par Google [...] sans autorisation préalable ni consultation des auteurs ou de leurs ayants droit, privent ces derniers de l'exercice de leur droit moral".