Le premier Forum mondial sur la gouvernance de l'
internet (FGI) a ouvert ses portes lundi en banlieue sud d'Athènes. Il réunit, pendant 4 jours, les représentants de 90 états ainsi que ceux d'acteurs majeurs de l'internet comme Google, Yahoo! ou Microsoft et d'organisations de défenses des droits de l'homme.
C'est de la censure de l'internet dont il a été question mardi. Attaqués sur les collaborations établies entre les géants de l'Internet et la Chine, Google, Yahoo!, Microsoft ou encore l'éditeur de logiciel Cisco Systems ont fait front ensemble.
Ainsi, rapporte l'AFP, Vint Cerf, l'un des pères de l'internet et conseiller actuel de Google, a déclaré : ""Nous avons conclu que nous préférions offrir un maximum d'informations aux Chinois en dépit du fait que nous censurions certains éléments dont le gouvernement ne voulait pas".
Quant à Microsoft, représenté par Fred Tipson, il est allé à la rescousse de son concurrent Yahoo!, sous le coup d'une accusation de dénonciation d'un dissident au gouvernement chinois, affirmant que si Yahoo! n'avait pas coopéré, c'est son équipe qui aurait été arrêtée. Il a ajouté que Yahoo! ignorait que le dissident en question était journaliste et risquait la prison.
Cisco Systems n'a pas été oublié par Reporters sans frontières qui l'a accusé "d'avoir directement vendu du matériel à la police chinoise". Ce à quoi Art Reilly, directeur de Cisco systems pour les questions stratégiques, a répondu : "Nous vendons la même chose à tous les pays, nous ne faisons rien pour permettre à un gouvernement d'opérer un filtrage".