Après différents supports tels que les CD ou DVD vierges ou les baladeurs numériques, la commission "copie privée", réunie autour de son président Tristan d'Alis, a décidé de s'attaquer au dossier des disques durs externes, selon Le Figaro en date du 26 octobre. C'est le 17 novembre prochain que la commission doit débattre du montant de la redevance applicable qui pourrait aller jusqu'à 50 euros pour les disques de grande capacité.
Cette décision ne fait pas le bonheur des fabricants qui craignent un échappée du marché vers les pays frontaliers ou encore sur
internet. En effet, la France, sous pretexte de dédommager les artistes dont les oeuvres sont copiées, est le seul pays à pratiquer cette "rémunération pour copie privée".
Les propos sur l'utilisation des supports externes sont contradictoires. Alors qu'une étude présentée par les représentants des sociétés d'auteurs lors de la dernière assemblée de la commission montre que la musique et la vidéo sont les principaux produits sauvegardés sur les disques durs externes, Jim Welsh, vice-président et directeur général de la marque produits du groupe Western Digital, se veut plus nuancé, précisant que la plupart des acheteurs de ces produits a pour objectif de faire une sauvegarde de données non soumises au droit d'auteur, en particulier de photos personnelles.
"Taxer les disques durs au nom de la défense de la propriété artistique est une mauvaise voie. Il est préférable d'agir à la source en proposant des contenus protégés par les
DRM ", ajoute-t-il.
Prochaine étape, prochaine taxe, les disques durs internes des ordinateurs ?