Définition de l'addiction selon
Wikipedia : le terme addiction est d'étymologie latine,
ad-dicere "dit à", et exprime une appartenance en terme d'esclavage.
L'addiction (assuétude en français) à
Internet est un phénomène qui touche de plus en plus d'Américains selon une enquête publiée mardi par l'Université de Standford (Californie). Menée par téléphone auprès de 2.500 adultes, l'étude révèle qu'un Américain sur huit serait "Internet addict".
A partir de quel moment peut-on estimer que l'usage de l'internet, au même titre qu'une drogue ou l'alcool, devient un problème ? Lorsque que les usagers commencent à cacher leurs activités à leur entourage, répond Elias Aboujaoude, psychiatre spécialisé dans les comportements compulsifs et responsable de l'étude.
Un portrait robot de l'internaute (trop) chevronné a été établi : la trentaine, célibataire, blanc, titulaire de diplômes de l'enseignement supérieur, il passe environ 30 heures par semaine de son temps libre sur l'ordinateur.
Mais qu'est-ce qui attire autant ces usagers sur la toile ? On pourrait répondre la pornographie ou les paris en ligne. Et bien pas seulement. Toutes les passions peuvent être assouvies sur le net. Les sujets traités sont quasi illimités, les contenus infinis, et il faut bien dire aussi que les acteurs du monde de la consommation font de tout pour nous attirer sur le net.
La dépendance à l'internet devient tellement préoccupante d'ailleurs que "cette question commence à être reconnue comme un sujet légitime d'étude clinique, de même qu'elle représente un problème économique car une grande partie de l'usage non essentiel de l'internet se passe sur les lieux de travail", selon Monsieur Aboujaoude.
Quelques chiffres publiés dans cette étude : 14% des personnes interrogées auraient du mal à se passer d'internet plusieurs jours d'affilée et plus de 12% d'entre elles restent en ligne plus longtemps que prévu. Plus de 8% des usagers ayant répondu à l'enquête cacheraient à leur entourage familial ou professionnel l'usage "non essentiel" qu'ils font du net et le même pourcentage irait sur la toile pour fuir ses problèmes. Enfin, 6% semblent avoir conscience que leur usage frénétique de la toile nuit à leurs relations personnelles.
Cette étude a certes été menée aux Etats-Unis mais une enquête similaire dans d'autres pays devrait sans doute montrer que l'Amérique du Nord n'est pas la seule touchée par le phénomène. La preuve, je pense que je vais éteindre mon PC pour quelques jours : cure de désintoxication d'internet en vue... A bientôt !