Les journalistes et photographes de presse rejoignent les éditeurs belges contre Google
Publié le 04/10/2006 - Lu 1651 fois - Auteur : musky00
Le cache de Google continue d'attiser les rancoeurs en Belgique. Les journalistes et les photographes de presse envisagent de rejoindre les éditeurs dans leur combat contre le moteur de recherche.
Ce qui est reproché à Google : la mise en cache des pages des sites d'actualités. Ainsi, les internautes, au lieu de cliquer sur le lien qui les conduiraient sur le site d'origine, peuvent cliquer sur "cache" et voir apparaître la page d'intérêt sans naviguer sur le site de l'éditeur. Plusieurs inconvénients résultent de cette pratique : en ne se rendant pas sur le site de l'éditeur, les internautes ne le visitent pas d'où un manque à gagner. De plus, sur certains sites d'actualités, les articles sont gratuits pendant une période donnée au-delà de laquelle leur lecture devient payante. Mais les articles en question sont toujours présents dans le cache de Google... gratuitement. Encore une perte pour les éditeurs.
Les photographes de presse, réunis au sein de la Société d'auteurs dans le domaine des arts visuels (Sofam), et les journalistes, représentés par la Société de droit d'auteur des journalistes (SAJ) et la Société civile des auteurs multimedia (SCAM), ont donc décidé d'entrer également dans la bataille et de notifier une action d'ici la fin de la semaine.
Le 5 septembre dernier, la justice belge avait condamné le moteur de recherche à retirer tous les articles et photos des éditeurs belges de son portail d'actualités Google News, et à afficher le jugement 5 jours durant sur ses sites google.be et news.google.be sous peine d'amendes journalières de 1 million et 500.000 euros respectivement.
Alors qu'une nouvelle audience sur le fond du dossier devrait avoir lieu devant le tribunal de première instance le 24 novembre prochain, Google a assigné l'association Copiepresse, qui regroupe les éditeurs belges francophones, devant la justice belge le 10 octobre, pour réclamer la suspension de l'astreinte journalière de 1 million d'euros. le moteur de recherche affirme en effet s'être soumis à la décision de la justice, ce que les éditeurs contestent. Ils réclament toujours que le portail leur demande l'autorisation de publier leurs articles et leur verse une rémunération pour ce faire.
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