Le 5 septembre dernier, la justice belge a condamné Google à retirer tous les liens vers des éditeurs belges de son portail d'actualités Google News, et ce
dès le 18 septembre. Si le moteur de recherche passait outre, il se verrait infligé 1 million d'euros d'amende par jour de retard. Elle a en outre exigé que Google affiche cinq jours durant le jugement rendu, ce qui manifestement n'a pas été fait. Google risque là 500.000 euros d'amende par jour de retard.
Google n'était pas présent lors de la première audience qui s'est tenue fin août. Le moteur de recherche a donc, en même temps qu'il a fait appel de la décision, demandé une nouvelle audience, programmée ce matin. Mais Copiepresse, une association qui réunit les éditeurs de la presse francophone, entend demander le report de cette audience afin de "fédérer [...] d'autres éditeurs, qui pourraient intervenir lors de l'audience", selon Margaret Boribon, secrétaire générale de Copiepresse.
Cette affaire prend sa source dans le fait que les éditeurs de journaux en ligne belges auraient souhaité que Google News leur demande la permission de diffuser leurs contenus ou, éventuellement, leur verse une rémunération.
Or, pour qui lit régulièrement Google News, et ce dans la trentaine de pays où la revue de presse est présente, il est clair que le portail d'actualités ne diffuse pas les contenus des journaux. Il se contente de recenser les titres originaux des articles, titres sur lesquels il suffit de cliquer pour être redirigé sur l'article en question directement sur le site d'origine.
Google News génère ainsi un trafic important vers les sites de la presse en ligne et il sera intéressant de connaître la perte d'audience de ces sites après leur retrait du portail.