La
réorganisation prévue par Telecom Italia suscite bien des remous en Italie. Après la vive réaction du gouvernement italien, de certains ministres et des syndicats qui craignent de voir passer la filiale mobile Tim de l'opérateur italien dans des mains étrangères, c'est au tour de l'autorité de régulation des télécommunications de demander des explications.
La direction de Telecom Italia a ainsi été convoquée jeudi pour se voir imposer une réunion la semaine prochaine afin de délivrer des "informations précises sur cette réorganisation" dont personne, semble-t-il, n'a été informé en hauts lieux. En effet, un communiqué de trois pages, publié mercredi soir par le bureau du Conseil et relatant les rencontres de Romano Prodi avec Marco Tronchetti Provera entre le 19 juillet et le 2 septembre, ne fait état d'aucune mention de réorganisation par le patron de Telecom Italia.
En revanche, Marco Tronchetti Provera avait fait informé Romano Prodi d'un éventuel partenariat stratégique avec News Corp., le groupe du magnat Rupert Murdoch, ou encore avec Time Warner et General Electric. Ces alliances semblent maintenant abandonnées au profit de la scission des activités réseau et mobile de Telecom Italia.
La filiale mobile Tim de Telecom Italia, évaluée par certains à 35 milliards d'euros, reste le dernier opérateur mobile italien, les autres opérateurs, Wind et Omnitel, étant passé sous contrôle étranger.