Dans une première affaire, Christophe Grébert avait été poursuivi par la mairie de Puteaux pour avoir reproduit sur son
blog un article du Parisien du 26 avril 2004 intitulé "Nouveaux remous à la mairie de Puteaux", article qui ne faisait pas honneur à la municipalité. Accusé de diffamation, Christophe Grébert a pourtant été
relaxé par la justice en mars 2006, la décision du juge reposant sur le fait qu'un blog, s'il est soumis au droit de la presse, n'en subit pour autant pas les contraintes imposées aux journalistes. Fin du premier épisode.
Et voilà que Christophe remporte une seconde victoire, avec une plainte à son initiative cette fois. Le site de la Ville de Puteaux a en effet publié un texte dans lequel Charles Ceccaldi-Raynaud, sénateur UMP et ancien maire de la ville, laissait entendre que le blogueur avait des penchants pédophiles. "Franchement odieux", écrit Christophe Grébert dans
son blog.
Justice a été rendue et Joëlle et Charles Ceccaldi-Raynaud, la maire UMP de Puteaux et son père, ont été condamnés à verser chacun 2500 euros d'amende par le tribunal de grande instance de Nanterre, respectivement pour diffamation et complicité. Ils devront également débourser solidairement 3000 euros de dommages et intérêts ainsi que 750 euros chacun de frais de justice au bénéfice de Christophe Grébert.
Enfin, la justice a imposé la publication, sur le site de Puteaux, dans le Parisien et dans le Journal du Dimanche, d'un communiqué judiciaire indiquant que les Ceccaldi-Raynaud ont été condamnés pour avoir "insinué que M. Christophe Grébert avait des penchants pédophiles"
Nadine Jeanne, conseillère PS de Puteaux, réagit sur
son blog : "A travers cet exemple, la justice a ainsi clairement désapprouvé les méthodes des Ceccaldi qui depuis des décennies avaient pris l'habitude de diffuser des textes présentant leurs opposants comme des pervers et des malades mentaux. Le paradoxe est que, sans la plainte déposée par les Ceccaldi contre son blog, Christophe Grébert n'aurait sans doute pas porté plainte préférant comme beaucoup éviter l'engrenage judiciaire dans lequel excelle le pouvoir municipal grâce à l'argent des contribuables Putéoliens.".
Christophe Grébert précise sur son blog que Joëlle Ceccaldi-Raynaud est la suppléante de Nicolas Sarkozy à l'Assemblée Parlementaire et se propose, tout comme son père, de se présenter aux élections municipales de 2008.