Le numéro un mondial de l'industrie du disque va lancer un service de téléchargement de musique sur
internet au Canada et aux Etats-Unis. Rien de révolutionnaire jusque là, sauf que ces téléchargements seront gratuits, financés par la publicité.
Ce service sera lancé en association avec la société SpiralFrog à titre expérimental fin 2006. Les entreprises n'ont pas révélé en détail les modalités financières, ni les objectifs de rentabilité.
La cible visée est bien entendu Apple et iTunes qui représentent à eux seuls 70 à 85% du marché américain, avec des morceaux musicaux téléchargeables à 0,99 cents.
L'inconvénient d'iTunes est qu'il oblige le consommateur à utiliser le lecteur numérique iPod, et il est impossible d'utiliser une autre marque. La cible visée par Universal est donc les utilisateurs de baladeurs numériques utilisant des standards de compression numérique.
Universal espère également, en proposant des téléchargements gratuits, enrayer les téléchargements pirates de musique sur le net, qui représentent selon l'industrie du disque, 40% de la musique téléchargée sur internet.
Universal y voit également une nouvelle manne financière, au regard des résultats de Google qui ont monté de façon très rapide, et dont le modèle est basé sur la publiclité. La musique en ligne a augmenté de 89% en un an, soit 144 millions de morceaux téléchargés.
La guerre des téléchargements gratuits ne fait que commencer, puisque EMI serait également en pourparlers avec la Société SpiralFrog pour proposer le même type de services.