Le quechua est la nouvelle langue déclinée par le
système d'exploitation de Microsoft accompagné de sa suite Office, nous informe l'Associated Press.
Le quechua est parlé par plus de 2,5 millions de personnes en Bolivie, soit un tiers de la population, et une dizaine de millions d'autres en Amérique du Sud.
Si ce n'est pas réellement une version de Windows qui a été réalisée dans cette langue, le patch a tout de même demandé un effort de près de trois ans à des professeurs de linguistique pour traduire au mieux les termes du langage employé par le logiciel. Ainsi, à la place de "Démarrer" on trouvera "Qallariy", "Waqaychay" remplace "Enregistrer" et "Internet" se dit "llika" qui signifie toile d'araignée.
Dans le pays le plus pauvre d'Amérique du Sud, Evo Morales, Indien Aymara et président bolivien depuis janvier, mène une campagne pour défendre les droits des populations indigènes et tente de promouvoir la culture indienne, notamment les dialecte du pays.
Ainsi, David Choquehuanca, patron de Microsoft Bolivie, a déclaré vendredi, lors de la présentation du patch, que la firme de Redmond souhaitait "que la culture indigène fasse partie de l'ère de l'information, grâce à cette vision numérique entièrement novatrice", soutenant ainsi les actions du Président bolivien.
Au Pérou, où Windows en quechua existe depuis le mois de juin, le gouvernement vient de commander au géant de l'informatique 5000 ordinateurs équipés du patch.