Les congés payés, c'était prévisible : quatre semaines en été, une semaine en hiver, tout était planifié par avance.
Oui mais tout change. Si côté emploi on attend toujours le résultat du passage aux 35 heures, côté vacances les RTT ont bien eu un effet en augmentant encore la politique de fractionnement des congés, prise il y a quelques années par les Français.
On part moins longtemps mais plus souvent et surtout, l'
internet permet de telles bonnes affaires de dernière minute qu'on ne réserve plus nos séjours très à l'avance : un véritable casse-tête pour les tours-opérateurs dont les tarifs compétitifs dépendent de réservations avec anticipation, mais du pain béni pour les cyber-agences de voyages qui voient leur chiffre d'affaires augmenter de 30% cet été.
Les agences de voyages traditionnelles se doivent donc de trouver une parade pour rester dans le circuit, en proposant, par exemple, des formules de court séjour comme le fait le réseau Selectour, mais ce n'est pas gagné.
"Il est vrai que les gens font de plus en plus de sauts de puce, à Vienne ou Prague par exemple, mais le plus souvent sans passer par une agence", regrette Jean-Pierre Lorente, directeur général de Selectour-Bleu Voyages.
Selon une étude du cabinet Protourisme, cette année, presque 70% des Français ont préparé leurs vacances d'été sur internet et un tiers ne connaissait pas encore sa destination exacte à moins d'un mois de la date de départ prévue.