C'est le titre du communiqué de l'organisation, paru jeudi sur
son site web.
L'objectif de cette campagne "vise à réaffirmer le pouvoir de changement d'
Internet à un moment où les entreprises technologiques se montrent de plus en plus disposées à aider la censure et la répression".
Microsoft, Google et Yahoo!, qui ont conclu des accords avec les autorités chinoises, au sujet de la censure et la répression des voix dissidentes, sont directement visés, Amnesty publie un rapport sur le rôle joué par ces trois groupes dans la répression sur Internet en Chine.
L'organisation estime "que l'appareil de répression utilisé en Chine contre Internet est plus développé que dans n'importe quel autre pays, et les entreprises sont particulièrement disposées à coopérer avec le gouvernement chinois".
Amnesty International souhaite que Microsoft, Google et Yahoo! établissent une politique des droits de l'homme en Chine en rendant publics leurs accords avec le gouvernement chinois et révèlent les mots bannis des résultats de recherche sur le web en Chine.
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Yahoo!, Microsoft et Google ont facilité la censure de la Chine sur le Net ou s'en sont faits complices", a déclaré Kate Allen, directrice d'Amnesty pour la Grande-Bretagne, qui précise que les trois groupes "
affirment qu'ils obéissent aux lois locales alors qu'en fait ils cèdent à la pression politique".
L'organisation estime que la Chine serait le pays dans lequel il y aurait le plus grand nombre de journalistes et de cyber-dissidents emprisonnés dans le monde.
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Nous demandons aux utilisateurs d'Internet à travers le monde de se rendre sur http://irrepressible.info pour signer une déclaration appelant tous les gouvernements et toutes les entreprises à respecter la liberté sur Internet.", a déclaré Amnesty. "
Les entreprises de l'Internet font souvent grand cas de leur responsabilité éthique. Ces déclarations vont donc mettre en lumière le fait qu'en participant à la répression elles risquent de se rendre complices d'atteintes aux droits humains et, partant, d'entamer leur crédibilité."
Les déclarations signées en ligne seront présentées lors d'une importante réunion sur l'avenir d'Internet organisée par les Nations unies en novembre 2006.