Pour la deuxième fois en un an, le quotidien Libération renouvelle
son site Internet.
Le site a été refondu en tenant compte de critiques des lecteurs récoltées il y a huit mois : "Pourquoi ? Parce que l'
Internet bouge et nous aussi".
"Ce nouveau site [...], c'est plus d'infos, plus d'articles, plus de photos, plus de vidéos et de reportages sonores. Bref, plus d'actualité, de diversité, de profondeur et d'analyse", peut-on lire sur le communiqué publié en page d'accueil du site.
Le nouveau site de Libé veut donner une place plus importante au journalisme citoyen. S'il permettait déjà aux internautes de transmettre leurs contributions (textes, photos, vidéos ou fichiers sonores), ces derniers peuvent maintenant réagir à une sélection d'articles.
"Aujourd'hui, Libération va encore plus loin. Avec la volonté de faire de l'internaute un acteur à part entière de l'écriture de l'actualité qui apporte sa contribution aux débats et livre son témoignage sur les faits saillants qui traversent notre quotidien."
Le communiqué indique également que la fréquentation du site est en progression constante avec +56% de visiteurs uniques en un an, soit 1,2 millions (Panel Nielsen : mars 2006 vs. mars 2005), 8,8 millions de visites et 35 millions de pages vues par mois (Médiamétrie :mars 2006 vs. mars 2005).
Et le quotidien ne compte pas en rester là puiqu'il prévoit la mise en place d'une zone abonnés : "Un espace privilégié dans lequel l'internaute pourra tout à la fois bénéficier d'archives, de contenus à forte valeur ajoutée et d'une relation privilégiée avec les journalistes de Libération et les autres abonnés".
Par contre, les avis des internautes, si l'on en croit les commentaires à cet article de présentation sur le site lui-même, sont assez partagés. D'aucuns trouvent la nouvelle mouture excellente et sont déjà conquis, d'autres déplorent soit la mise en page qui fait "fouillis", soit des normes d'accessibilité non respectées qui obligerait l'utilisation d'Internet Explorer pour consulter le site. Enfin, certains font remarquer que les nouveautés mises en place ne sont pas des exploits puisque développées sur d'autres sites depuis bien longtemps.