Les opérateurs de réseaux comme Verizon, ATT ou Comcast, désirent
faire payer les sites Internet en fonction de la largeur de bande qu'ils utilisent, au grand dam de géants de l'internet comme Google, Amazon, eBay ou encore Microsoft.
Le débat porte sur plusieurs millions de dollars et on comprend aisément qu'il puisse devenir houleux. Après des mois de discussions entre cabinets de lobbyistes et parlementaires, le débat a débarqué au Congrès, saisi d'une réforme globale des télécommunications.
Les uns, comme la sénatrice républicaine Olympia Snowe, défendent "la neutralité de l'internet" - soit un trafic sans péage sur la toile. Olympia Snowe déclare même que "si le Congrès n'y prend garde, l'offre de services internet va finir par ressembler à l'offre de télévision par câble, où les opérateurs décident eux-mêmes du contenu des bouquets correspondant à chaque niveau d'abonnement".
Les autres, les grands des télécoms appuyés par des associations de consommateurs et certains milieux économiques, expliquent qu'ils veulent permettre à certains types d'utilisateurs d'être prioritaires pour livrer leurs contenus, et que ce projet implique des travaux de modernisation, réalisables, de par leur coût, uniquement s'ils en retirent un bénéfice financier.
Pour préserver la neutralité du net, le représentant démocrate Ed Markey voudrait que soit stipulé dans la loi "tout fournisseur d'accès à bande large a le devoir de ne pas bloquer, gêner, dégrader, discriminer ou interférer avec la capacité de chacun à utiliser un accès à bande large pour accéder, utiliser, envoyer, recevoir ou proposer des contenus [..] sur internet".
En début de mois, la Chambre des représentants avait voté en majorité pour l'internet à péage proposé par les opérateurs et fournisseurs. Le Sénat semble également se diriger dans ce sens et devrait donc adopter cette réforme des télécoms américains.