Une dizaine d'usagers adeptes du téléchargement de musique par P2P ont vu leur accés
internet coupé par leur fournisseur d'accés, suite à une demande effectuée par des maisons de disques.
Les professionnels du cinéma envisagent les même représailles.
La demande de coupure de l'accés internet est devenu possible depuis juillet avec la signature de la charte de lutte contre les échanges sauvages via le P2P, signée par les producteurs et les fournisseurs d'accès, sous l'impulsion du gouvernement.
L'industrie du disque et du cinéma disposent ainsi d'une arme plus légère à côté des procès, procédures jugées tout à la fois trop longues et porteuses de risques en termes d'image, tant les peines encourues sont lourdes.
L'association de consommateurs UFC Que choisir estime que les maisons de disques sont en train d'
«approfondir une fracture entre le public et le monde de la musique plutôt que d'essayer de trouver une solution d'équilibre».
Le délégué général de l'AFA juge pour sa part
«ces mesures moins brutales que l'action pénale et les perquisitions à 6 heures du matin».Il ajoute que rien n'interdit aux internautes ainsi débranchés de se réabonner immédiatement à un autre fournisseur d'accès.
Libération - Des téléchargeurs coupés net du Net
Libération - Le cinéma pour la «riposte graduée»