Le conseil des télécommunications a réuni à Bruxelles les 25 ministres concernés, celui-ci a surtout porté sur le très haut débit. C'est à cette occasion que François Loos, ministre délégué à l'industrie, a exposé les grandes lignes d'une contribution numérique française portant sur la création d'une bibliothèque numérique européenne et la télévision sur mobile.
C'était également l'occasion pour le ministre de parler de l'avenir du haut débit, avec le réseau très haut débit 100 mégabits. A l'heure actuelle, les réseaux installés permettent d'atteindre au maximum une vitesse de 20 mégas (dans le meilleur des cas). Le 100 mégas devrait être basé sur le Fiber to Home, et devrait permettre d'avoir un usage simultané de tous les services proposés par le haut débit actuel : Télévision numérique haute définition, téléphonie, visiophonie,
VoD, jeux en ligne.
A cette occasion, François Loos a mis en avant France Télécom, estimant que pour
"déployer rapidement une telle infrastructure, il fallait laisser un avantage à celui qui prend le risque de l'investissement. Il faut encourager l'investissement mais pour le faire il ne faut pas décourager la prise de risque".
Des propos qui vont, bien sûr, à l'encontre de l'Arcep, qui se prononce contre le monople d'un opérateur unique.
François Loos estime que seul France Télécom a aujourd'hui les moyens financiers nécessaires au déploiement d'un tel réseau, et bloquer l'opérateur par la régulation constituerait un frein à l'innovation.
Le Monde