Wall Street entre en spéculation concernant la possibilité d'une alliance entre les géants de l'
internet Google, Yahoo, eBay ou Microsoft.
Ces discussions sur de nouveaux accords de fusion entre sociétés internet seraient justifiées par le ralentissement de la croissance du secteur et par la concurrence accrue entre ses principaux acteurs, Google, Yahoo, eBay et Microsoft.
En effet, l'action eBay a perdu 30% depuis le début de l'année. Yahoo a cédé dans le même temps 20% et Google a reculé de 10%. Quant à l'action Microsoft, principalement pénalisée par les retards successifs dans le lancement des produits de la firme de Redmond, elle a perdu 12% depuis le début de l'année.
Un certain nombre de scénari sont envisagés comme un éventuel partenariat entre la branche internet MSN de Microsoft et Yahoo!.
En effet, le 3 mai dernier, un article publié dans le Wall Street Journal indiquait que le service MSN de Microsoft étudiait une stratégie pour contrecarrer Google, en cherchant à acquérir une part du capital de Yahoo!. Si le directeur général de Yahoo!, Terry Semel, a confirmé l'approche de son groupe par Microsoft dans le but d'un rachat d'une partie de l'activité de moteur de recherche de Yahoo, il a exclu un accord concernant ce qu'il considère comme l'élément central de la stratégie de Yahoo! pour vendre de la publicité sur le web.
Quant à eBay, un des premiers acheteurs mondiaux de termes de recherche sur le web, il gère un portefeuille de 15 millions de mots-clés sur différents sites de recherche, avec l'objectif d'attirer des clients sur son propre site. Yahoo! dans les médias et eBay dans le commerce électronique, les forces des deux groupes sont considérées comme complémentaires et leur alliance représenterait le scénario le plus convaincant, estime Scott Devitt, analyste chez le courtier Stifel Nicolaus.
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Yahoo pourrait profiter en retour d'actifs comme le système de paiement en ligne PayPal d'eBay et de la vaste clientèle du service de téléphone par internet Skype racheté par eBay", ajoute l'analyste.
EBay se doit cependant d'être prudent. En effet, l'audience de son site dépend en très grande partie des référencements de recherche de Google.
Quant à Google, les analystes de Wall Street sont nombreux à partager le même point de vue : il est considéré comme voulant rester en dehors d'un mouvement de consolidation.