PARIS (AFP), le 02-12-2004
L'Adami (société civile pour l'administration des droits des artistes et musiciens interprètes), opposée aux poursuites judiciaires contre les internautes qui téléchargent de la musique illégalement, a cependant lancé jeudi une campagne contre le téléchargement gratuit.
"Le talent des artistes-interprètes a des droits. Vous êtes des millions à télécharger en peer-to-peer (P2P, partage de fichiers d'ordinateur à ordinateur) des fichiers musicaux sur Internet sans que les artistes perçoivent la moindre rémunération. Il est urgent pour vous d'obtenir une sécurité juridique lorsque vous téléchargez de la musique. Il est vital pour les artistes d'être rémunérés pour cette diffusion de leur travail", dit le texte de la campagne, lancée à l'occasion des 26emes Transmusicales de Rennes, qui débutaient jeudi.
L'Adami rappelle qu'elle "propose une redevance sur le téléchargement incluse dans le prix payé par le public aux fournisseurs d'accès". Une solution qui, cependant, ne satisfait pas la majorité des professionnels du secteur. Le Syndicat national de l'édition phonographique (SNEP) et la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP) ont ainsi récemment engagé des actions au pénal et au civil contre des utilisateurs de réseaux P2P, actions auxquelles l'Adami s'est opposée.
Le texte et les visuel de la campagne de l'Adami seront insérés dans le programmme officiel des Transmusicales de Rennes, où l'Adami tient un stand.