Le ministre de l'Equipement, des Transports et de l'Aménagement du territoire Gilles de Robien a ouvertement prôné mercredi la technologie d'
internet haut débit
WiMax, alternative à l'
ADSL, pour permettre aux collectivités locales de s'équiper elles-mêmes en haut débit.
Le ministre souhaite soumettre à l'étude la possibilité de "confier des licences WiMax à des collectivités territoriales de niveau départemental pour qu'elle puissent utiliser cette technologie et développer leur propre réseau", a-t-il déclaré lors d'une table ronde sur le haut débit organisée par l'ART (Autorité de Régulation des Télécommunications).
Comme le Wi-Fi, le WiMax permet un accès sans fil à internet, mais promet des débits allant jusqu'à 70 mégabits par seconde pour des rayons d'action allant jusqu'à 50 km. A noter que le WiMax ne permet pas les services de télévision sur internet. Le WiMax est par ailleurs beaucoup moins coûteux à installer que l'ADSL.
L'étude des modalités d'attribution de licences d'exploitation WiMax se fera en concertation avec l'ART, le ministère de l'Industrie et le secrétariat à l'Aménagement du territoire, a précisé M. de Robien.
Cette position favorable au WiMax intervient dans un contexte où les collectivités sont habilitées, depuis la loi sur la confiance dans l'économie numérique de juin 2004, à être elles-mêmes opérateurs de télécoms, en concurrence avec les opérateurs ou lorsque ces derniers font défaut pour répondre à un appel d'offres. Une possibilité particulièrement intéressante pour les territoires ruraux ou enclavés, sachant que le plan gouvernemental d'aménagement numérique du territoire ("Resho 2007") prévoit un déploiement en haut débit sur tout le territoire à l'horizon 2007.
AFP