MONTPELLIER, 26 nov 2004 (AFP) - Une plateforme de cinéma n'existera sur
internet qu'une fois la sécurisation des réseaux assurée afin d'éviter le piratage, a déclaré vendredi le président du conseil de surveillance de Gaumont Nicolas Seydoux.
M. Seydoux qui est également président de l'Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle (ALPA) s'exprimait devant des opérateurs de télécommunications et de fournisseurs d'accès internet réunis à Montpellier pour la 26e conférence internationale de l'IDATE (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe).
Mercredi, les professionnels du cinéma avaient présenté cinq propositions visant à aboutir à une offre légale, sécurisée et payante de films sur internet, parade indispensable pour lutter contre le piratage.
M. Seydoux a incité les fournisseurs d'accès à la "vigilance" et souhaité "plus de dynamisme" de leur part dans leur action contre le piratage. "Les fournisseurs d'accès peuvent repérer les internautes qui vont pirater des films sur internet. Il faut qu'ils mettent en garde leurs abonnés contre ce type de pratique et au besoin aillent jusqu'à la résiliation de leurs contrats", a déclaré M. Seydoux à l'AFP.
L'industrie du cinéma ne peut pas lutter quand un film est diffusé gratuitement sur internet, a-t-il ajouté.