Couverture
ADSL et gîtes ruraux, la réunion cantonale, à Serrigny, mercredi, a été dense en informations.
Le haut débit n’est accessible, pour tout ou partie, dans seulement quelques communes du canton de Tonnerre. « À Épineuil, c’est installé », se réjouit Bernard Chuchu, maire de cette commune. À Fleys, Junay, Molosmes et Tonnerre, le haut débit arrive déjà dans une partie des foyers.
Selon France Télécom, toutes les communes du canton devraient être couvertes dans les deux ans à venir. Toutes, sauf Vézannes. La mauvaise nouvelle a été annoncée à son maire, James Courant, par Christine Courcy, responsable de la cellule nouvelles technologies information et communication du conseil général de l’Yonne, au cours d’une réunion cantonale, à Serrigny, mercredi après-midi. Le thème principal en était
Internet et le haut débit.
« On est dans une période d’action car nous avons pris un certain retard dans le domaine des nouvelles technologies et d’Internet », soulignait Maurice Pianon, conseiller général du canton. « Ce moyen des nouvelles technologies est essentiel à la survie du territoire ». Première intervenante, Christine Courcy a donné un cours rapide sur le haut débit, l’ADSL et les technologies alternatives.
Elle a également parlé du partenariat entre le conseil général et France Télécom pour une meilleure couverture en ADSL en milieu rural. Mais, précisait-elle, « en dehors de l’ADSL, on peut avoir des idées innovantes ».
L’ADSL dans les deux mois
Pour les idées innovantes, c’est Patrick Sinz, de la société Ethiqa, qui est intervenu.
Ethiqa propose une solution alternative au réseau de France Télécom en utilisant le satellite et les ondes radioélectriques. « L’avantage du lien par satellite », dit-il, « c’est que c’est immédiat, vous pouvez avoir le haut débit en deux mois. L’inconvénient : c’est plus cher. Une entreprise moyenne peut installer sa propre infrastructure haut débit n’importe où en Europe. Le surcoût induit est de 2 à 4 euros par m2 de bureau par mois ».
Ethiqa a déjà installé une antenne à Mélisey qui bénéficie ainsi du haut débit.
Patrick Sinz précise que si l’ADSL doit venir dans la commune, il est toutefois de l’intérêt des collectivités de réfléchir avant de faire appel
à Ethiqa et d’engager un investissement public. Il souligne par ailleurs la nécessité de créer en milieu rural, un réseau d’entraide entre utilisateurs de l’Internet. « Un lien social doit de créer autour de ça ».
Patrick Sinz, en parcourant les possibilités apportées par Internet, insistait sur « la nécessité d’offrir Internet en gîte rural ». Il ouvrait la porte à l’intervention de Nadine Chervaux sur les gîtes (lire ci-dessous).
Christine Courcy apportait une dernière précision d’importance à son exposé : France Télécom propose un haut débit en 512 kbits, Ethiqa propose 2 Mbits, soit 40 fois plus de rapidité.
Dernier intervenant, la société Micro Tonnerre dont les représentants ont expliqué leurs services, insistant sur la proximité, bien que « avec le haut débit, les dépannages peuvent se réaliser à distance ».
« Ça bouge tout le temps et ça va bouger de plus en plus », soulignait Christine Courcy, approuvée par les élus, convaincus qu’Internet fait partie de l’avenir des communes rurales.