L'opérateur semi-public des télécoms grecs OTE vient d'augmenter jusqu'à 75% le coût d'accès à l'
internet et à plus de 240% des coûts de connexions, dans un pays déjà en retard dans ce domaine. Ces hausses ont été validées par le régulateur local, une décision qui a provoqué un tollé général des associations de défense des consommateurs, ainsi que de l'opposition.
Les associations de consommateurs ont interpelé le Premier ministre Costas Caramanlis pour lui rappeler qu'il s'était engagé à plusieurs reprises en faveur d'une pénétration rapide de l'internet dans les foyers grecs, principalement auprès des jeunes.
En signe de protestation, l'Union des usagers grecs de l'internet (EEXI), la plus ancienne des association d'internautes, a noirci la page d'acceuil de son site
"en mémoire à l'internet grec et au simple usager grec...Le marché doit s'ouvrir et non se fermer". L'Union des consommateurs pour la qualité de la vie (EKPOIZO) considère de son côté ces augmentations
"illégales, déloyales, et abusives".
Devant l'ampleur des protestations, OTE a annoncé jeudi soir qu'il étudiait, en accord avec le EETT, la possibilité d'une
"application graduelle des nouveaux prix".