Le Figaro fait le point sur le groupe AOL Time Warner, qui négocie actuellement avec ses plus puissants concurrents – Microsoft, Google et Yahoo ! – pour rester dans la course. Retour sur cette fusion symbole.
Une saga qui a démarré le 10 janvier 2000, un article passionnant, à lire dans son intégralité.
UN RAIDER REDOUTABLE, Carl Icahn. Les noms les plus connus de la haute technologie américaine : Bill Gates, fondateur de Microsoft ; Larry Page et Sergey Brin, créateurs de Google ; Terry Semel, président de Yahoo ! Un héros déchu, Steve Case. Et le premier Noir américain à diriger un groupe mondial de communication numéro un mondial de son secteur, Richard Parsons. Ils sont les acteurs d'une formidable bataille qui dure depuis plusieurs mois. Son enjeu : la domination mondiale d'Internet.
L'affaire a commencé dans l'allégresse le 10 janvier 2000. Ce jour-là,
les marchés financiers s'enthousiasment pour Steve Case, le président
fondateur d'AOL, premier fournisseur mondial d'accès à Internet. Cet
entrepreneur de 42 ans au physique anonyme s'empare de Time Warner, le
premier groupe mondial de communication. La transaction à 156,15
milliards de dollars (152 milliards d'euros à l'époque) signe la
victoire de la nouvelle économie sur l'ancienne. «J'invente la première compagnie mondiale de communication du siècle de l'Internet», assure Steve Case.