La SACEM, la SDRM (Société pour l'administration
du droit de reproduction mécanique, la SCPP (société civile des
producteurs phonographiques) et la SPPF (Société civile des producteurs
de phonogramme en France) n'ont pas obtenu gain de cause face à la
Commission Nationale de l'Informatique et de la Liberté (CNIL).
Ces 4 sociétés avaient demandé à la CNIL l'autorisation de mettre en
place des filtres afin de repérer automatiquement les internautes
mettant des
mp3 à disposition sur les réseaux de Peer2Peer. La Cnil
leur refuse également le droit d'envoyer des avertissements aux
internautes repérés via les
FAI.
La Cnil rappelle une décision du Conseil constitutionnel selon laquelle
"les données collectées à l'occasion des traitements portant sur des
infractions aux droits d'auteur ne (peuvent) acquérir un caractère
nominatif que sous le contrôle de l'autorité judiciaire".
La CNIL n'a pas autorisé ce filtrage car outre des informations relatif
aux droits d'auteurs usurpés, les FAI et société demandeuses aurait
récolté des informations d'ordre privé.
L'Association des audionautes, qui soutient les internautes poursuivis
en justice, s'est réjouie de cette décision dans un communiqué. Elle a
estimé que cela rendait caduques les stratégies d'envoi de message
d'avertissement, auxquelles l'industrie du cinéma réfléchit elle aussi
actuellement.