Après l’annonce des 1240 licenciements en France chez le géant américain du matériel informatique, la France entière se mobilise.
Jacques Chirac a même demandé à son gouvernement de prendre contact avec la commission européenne afin que celle ci intervienne. Son président, M. Barroso ayant répliqué que la commission n’a aucun pouvoir sur les décisions ou non de licencier. Cette compétence étant réservée aux gouvernements des états membres. Toutefois il s’est déclaré prêt à étudier le dossier en examinant notamment "les possibilités offertes par le programme des fonds structurels et particulièrement du fond social européen".
Le
maire de Grenoble (38), Michel Destot où se trouve le plus
grand nombre de postes supprimés a fait un voyage en
Californie afin de discuter et essayer de faire entendre sa voix
auprès de la direction « monde » de HP.
Si ce dernier est confiant et sûr que son déplacement a
eu un effet bénéfique sur la suite des négociations,
il n’en est pas de même pour la direction d’HP. En effet,
celle-ci a fait savoir après le retour des élus isérois
de Californie qu’ils ne céderaient pas aux pressions.
Bref, ces négociations risquent d’être tendues surtout quand on sait que Hewlett Packard réalise un chiffre d’affaire de 80 milliards de dollars, a dégagé un bénéfice net de 3.5 milliards de dollars sur l’exercice 2004/2005 et que la branche software s'apprête à racheter Peregrine Système.
HP va débourser 425 millions de dollars pour acquérir sur un éditeur américain spécialiste dans la gestion de biens informatiques.
Certes ce ne sont pas les mêmes divisions qui licencient d’un coté 14500 personnes dans le monde et de l’autre s’offre une entreprise mais erreur de calendrier ou faute de goût, l’annonce de ce rachat tombe vraiment mal !