Tout comme Wanadoo et France Télécom, T-Online réintègre la maison mère Deutsche Telekom. La fusion devrait être effective au 1er janvier 2005, a indiqué le premier fournisseur d'accès à
internet en Europe lundi dans un communiqué boursier.
Le conseil de surveillance de T-Online a donné lundi à l'unanimité son feu vert à un accord de principe sur les grandes lignes de l'opération. Deutsche Telekom avait annoncé début octobre qu'il comptait réintégrer sa filiale et la retirer de la cote via un échange d'actions ou une offre en liquide, suivant l'exemple de France Télécom avec Wanadoo. Il comptait alors boucler l'opération au second semestre 2005.
De cette opération, les deux sociétés attendent des synergies de croissance d'au moins un milliard d'euros, a précisé T-Online. Deutsche Telekom détient 73,93% de T-Online, qui fonctionne pour l'instant de manière indépendante. Le groupe français Lagardère possède 5,69%, le reste du capital est flottant.
T-Online sera intégré dans la division "bande large/réseau de téléphonie fixe" nouvellement créée de Deutsche Telekom, a-t-il encore dit. Deutsche Telekom avait proposé de racheter les 26,07% (319 millions de titres) qu'il ne détient pas encore dans la société en échangeant les titres T-Online contre des actions Deutsche Telekom, ou en offrant en liquide 8,99 euros par action. Le groupe de télécommunications avait évalué à 2,86 milliards d'euros le coût possible de l'opération.
L'enjeu de l'opération est de se préparer au mieux au boom en cours de la transmission à haut débit (ADSL pour l'internet) en Europe. Il révolutionne les habitudes des utilisateurs et oblige les opérateurs télécoms historiques à revoir leur politique commerciale, en regroupant leurs offres pour la voix, les images et les données, l'ordinateur, le téléphone et la télévision se rapprochant de plus en plus.