La carte d'identité nationale electronique (INES) fait l'unanimité contre elle. Ce ne sont pas moins de trois associations de défence des droits de l'homme qui lancent une campagne pour le retrait du projet de création d'une carte d'identité électronique par le Gouvernement.
La Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat des avocats de France
(SAF, gauche) et le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) ont lancé
le jeudi 26 mai une pétition visant son retrait.
Les associations accusent le gouvernement de se constituer un fichier de police national de l'ensemble de la population. Tous les moyens sont bons, cette carte d'identité comprendrait des données biométriques de chaque individu, ses coordonnées, ses empreintes digitales, sa photo numérisée et une signature électronique. INES a été présenté le 11 avril par le ministre de l'intérieur comme un enjeux majeur pour la sécurité du territoire, afin de lutter contre les fraude, les usurpations d'identité et contre l'immigration clandestine. Elle sera payante et obligatoire, et devrait entrer en vigueur en 2007.
la Ligue des droits de l'homme est tombé sur un avant-projet de loi, dans laquelle quinze articles précisent ce que sera la future carte d'identité électronique. Cette dernière conssidère ce projet comme dangereux pour les droit fondamentaux de l'homme. Cette carte d'identité réputée infalsifiable serait équipée d'une puce électronique, lisible sans contact, et seraient conservés par ailleurs dans un fichier central, qui représente un grand risque de détournement par un "Etat qui perdrait ses repères démocratiques".
les organisations ont rendu public un document commun intitulé "INES de la suspicion au traçage généralisé". Le gouvernement prétend que cette nouvelle pièce d'identité est rendue obligatoire par des exigences européenne, ce que démentent les organisations.Selon elles, ces cartes d'identité électronique participeront principalement au renforcement et à la multiplication des contrôles d'identité et sa généralisation.
Les organisations de défense des droits de l'homme accuse le gouvernement de vouloir faire d'INES un projet à usage policier, où chaque citoyen est considéré comme un simple suspect. Selon les organisation, l'intégration des empreintes digitales et de la photographie ne sont qu'un début, qui ouvre les portes à l'enregistrement de l'iris, de la rétine, voire de l'ADN...