Bien que coopérant, Microsoft essaie toujours de
gagner du temps dans la procédure infligée par la commission
européenne. Pour rappel, Microsoft a été condamné pour abus de position
dominante à produire une version de son
système d'exploitation phare
Windows XP sans le lecteur Windows Média Player.
La patience de la commission européenne ayant des limites, la firme de
Redmond encourt une astreinte égale à 5% de son chiffre d'affaire
quotidien mondial soit une pénalité de 5 millions de $ par jour… et
Bruxelles lui a fixé un ultimatum au 1er juin pour s'exécuter.
En plus de sortir une version light de Windows XP, Microsoft doit
divulguer les codes de son système d'exploitation afin de permettre
l'interopérabilité des produits Windows avec les produits concurrents.
Cette décision porte sur le cœur de l'architecture du logiciel chez
Microsoft. "Microsoft a bâti son cœur de métier sur une architecture de
base, à laquelle il ajoute des éléments complémentaires inhérents,
comme le Media Player ou le navigateur
Internet Explorer, ce qui lui
permet de verrouiller ses clients sur toute une chaîne de produits",
résume Joe Wilcox, analyste spécialiste de Microsoft au cabinet Jupiter
Research.
Aujourd'hui, le but de Microsoft est de changer le moins possible le
modèle économique qu'il a mis en place et qui lui vaut 1milliards $ de
bénéfices par mois.
La version light de Windows existe déjà, mais pour la commission cette
version doit être aussi intéressante pour le consommateur que la
version initiale du système d'exploitation. Et c'est bien là que le bas
blesse !