Une nouvelle râce d'internautes débarquent
sur le net, les justiciers autoproclamés de la toile partent à l'assaut
des fraudes en effaçant les sites suspects. Ces Don Quichotte des temps
modernes s'en prennent aux faux sites de banques en y ajoutant de
nouvelles pages afin d'alerter les internautes qui se seraient laissés
piégés.
Les justiciers de la toile se développent au même rythme que le développement du "phishing", ou "hameçonnage", qui sont des emails envoyés par de faux organismes de cartes de crédits ou banques et proposent des liens directs avec des sites bancaires afin de promouvoir ou proposer des mises à jours de dossiers (par exemple des faux mails pour Paypal). Quand l'internaute se rend sur le lien, il lui est demandé de saisir des données personnelles. Netcraft propose d'ailleur une barre anti-phishing.
Les effacements de sites ont permis de ralentir le nombre de fraudes, mais certains experts en sécurité s'interrogent sur les méthodes utilisées. Le but est louable, mais les méthodes sont plutôt contestables. Ces fraudes ou vols d'identité représentent des vols qui peuvent aller jusqu'à un million de dollars par jour dans le monde. Il est très difficile d'arriver à fermer ces sites légalement, car ils sont souvent hébergés dans des pays où il est quasi impossible de les poursuites.
L'apparition
de ces cyber-justiciers est la conséquence du manque de moyens de la
justice face à ces fraudres. Mais leurs méthodes s'apparentent aux
chasseurs de primes qu'on pouvait trouver dans le passé dans l'Ouest"
des Etats-Unis. Susan Larson, vice-présidente d'une unité de recherche
et
d'analyse à la société de sécurité Surf Control, estime que d'autres
méthodes sont
préférables pour arrêter les fraudes, car tout comme les chasseurs de
primes d'antant, il est possible que ceux-ci se trompent de cible.