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Le département des Hauts-de-Seine va déployer son réseau Très Haut Débit

Publié par Infested Grunt dans la catégorie Technologie/Haut débit le 22/10/2005
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Le conseil général des Hauts-de-Seine a obtenu le feu vert pour déployer un réseau à très haut débit. Le réseau sera destiné aux 1,5 million d'habitant et aux 100 000 entreprises dont 6 250 sièges sociaux et sera basé sur le modèle du Pau Broadband Country.

Le conseil général des Hauts-de-Seine (92), présidé par Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Interieur, a voté la création d'un réseau à très haut débit. Le départemant sera câblé avec de la fibre optique et le département opérateur d'opérateur, c'est-à-dire qu'il maitrisera le réseau et le louera à des fournisseurs de services. Le Pau Broadband Country, qui couvre l'agglomération paloise, offre à ses utilisateurs des débits symétriques de 10 ou 100 Mbps.

Les Hauts-de-Seine prévoit des débits entre 100 Mbps et 1 Gbps. Le premier usage sera l'accès à Internet même si la visioconférence et le télétravail pour les entreprises, l'e-learning (formation en ligne), la Vidéo à la demande, la VoIP (téléphonie sur IP) et la TVoIP (Télévision sur IP) pour les particuliers ne sont pas oubliés.

Le budget alloué, les partenaires techniques ou encore le calendrier seront communiqués plus tard mais le réseau et les services devraient être totalement opérationnels d'ici deux ans. Un premier chantier a déja démarré en janvier dernier: il consiste à cabler les 92 collèges public du département et devrait se terminer fin 2006, début 2007.
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SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 21 octobre 2005 - RAPPORT N° 05.356

Reseau departemental a tres haut debit pour le departement des hauts-de-Seine

Intervention de Patrice leclerc

Monsieur le Président Nicolas Sarkozy,

Chers collègues,

Le groupe communiste votera cette délibération car ont été pris en compte, par le groupe de travail et la commission, nos amendements visant à ce que nous ne choisissions pas aujourd’hui le scénario sur lequel s’engage le département.



En commission, nous nous sommes tous accordés sur le fait qu’il nous reste beaucoup de travail d’investigation sur ce dossier. Nous devons mener des auditions des différents acteurs publics sur le haut débit comme le Sipperec et les opérateurs privés comme France telecom, 9 telecom et bien d’autres encore, avant de pouvoir choisir un scénario et de savoir s’il faut ou non procéder par délégation de service public.

Notre vote d’aujourd’hui ne préjuge donc pas de nos prochains votes sur ce sujet mais vous pouvez compter sur nous pour travailler avec vous et avec sérieux sur ce dossier.

En Juin dernier, je motivais notre abstention, entre autres, sur le fait que l’article L1425-1 du CGCT prévoit la mise en cohérence des réseaux d’initiative publique et que cela me semblait pas bien pris en compte dans la délibération de l’époque. Nous risquions ainsi que notre délibération soit contestée devant le tribunal administratif comme deux DSP ayant bénéficié de financements publics dans l’Herault, dans l’Hérault et le Limousin.

Au-delà de la crainte juridique, nous devons mieux étudier la question de la complémentarité avec le réseau IRISE développé par le SIPPEREC pour le compte des collectivités locales de la région et de notre département.

Je vous propose un préalable à tout lancement de procédure par le Conseil général sur le haut débit, celui d’avoir un partenariat clair entre le Conseil général et SIPPEREC. En effet, au-delà de la simple application de la loi avec l’article L1425-1 du CGCT, il s’agit d’une prudence de gestion et donc d’efficacité du projet. 28 villes de notre département, de gauche comme de droite, sont adhérentes au SIPPEREC, 26 sont adhérentes dans le cadre du réseau IRISE. Nous ne pouvons éluder les conséquences possibles de notre projet sur le réseau IRISE existant.

L’infrastructure IRISE existe sur le territoire des Hauts-de-Seine et permet que 85 % du département soit à moins de 500 m de la fibre IRISE et il existe déjà 343 points de raccordement, soit un, tous les 400 mètres. Tout cela été réalisé sans subvention publique pour une durée de la concession de 18 ans soit jusqu'en 2019. Il est donc nécessaire de s’assurer que le projet du département ne bouleversera pas l’équilibre économique de ce réseau jusqu'à cette date et qu’il ne soit pas fait appel à la contribution financière des communes.

En effet, les communes des Hauts-de-Seine adhérentes au Sipperec ne sauraient compenser les pertes de leur délégataire du fait de la concurrence de la part d'un réseau haut débit du Conseil général postérieur à IRISE et subventionné à hauteur de 50% soit 25 M€ par le département comme il était prévu dans la délibération présentée en juillet. Cela ne serait pas de bonne gestion, ni une belle opération de notre collectivité.

Nous avons, par ailleurs, l’expérience dans notre département d’infrastructures développées par le département. Je pense à SITER pour la gestion des feux rouges. Il serait intéressant d’avoir un point financier sur les coûts pour le département, et donc pour le contribuable, du réseau SITER et de comparez ce coût avec ce qu’il aurait été dans le cadre d’une coopération avec le réseau IRISE.

Notre étude sur le haut débit devra comprendre les coûts de génie civil d’une telle opération, coût qui comme l’a rappelé notre collègue Dova lors de la séance du 1er juillet ont, je cite « failli faire capoter SITER ». Ce n’est donc pas une question subalterne.

Chers collègues, nous avons là un projet ambitieux qui pourrait devenir dispendieux pour les communes comme pour le département si nous n’y prenons garde.

Nous avons pris, majorité et opposition de cette assemblée, une bonne méthode avec le groupe de travail mis en place sur ce dossier. Celui-ci doit tout explorer pour permettre à notre département d’être exemplaire dans ses ambitions par ses capacités à mutualiser les moyens pour la plus grande efficacité aux coûts les plus bas pour les contribuables.
http://www.patrice-leclerc.org/
Rapport 06.149 Réseau départemental de communications électroniques à très haut débit pour le département des Hauts-de-Seine

Intervention de Patrice Leclerc, conseiller général communiste
Monsieur Sarkozy, Chers collègues

C’est avec intérêt que le groupe communiste écoute le groupe UMP et UDF, qui après s’être félicités de la privatisation de France Télécom, des privatisations en général, découvrent tout l’intérêt de l’intervention publique, parlent de nécessité de service publics pour assurer l’égalité que le privé ne peut assurer.

Ce rapport 06. 149 est un rapport important pour au moins deux raisons :
1. Le montant des sommes que notre assemblée pourrait consacrer pour l’élaboration d’un réseau départemental de communications électroniques à très haut débit est très important. Nous sommes passés d’une proposition à 25 millions d’euros en juillet 2005 à une fourchette d’autorisation de programme entre 25 et 70 millions d’euros aujourd’hui. C’est à comparer aux millions d’euros investis sur le même sujet dans les Yvelines comme vient de nous en informer le Président Guillet. Il s’agit donc d’un choix financier, d’un choix politique qui n’a pas été acté ni débattu lors des états généraux. Pour permettre à chacun de mesurer l’importance de l’engagement, un collège avec un gymnase coûte environ 20 millions d’euros. Nous pourrions donc en faire 3 ou utiliser cet argent pour compenser la surcharge foncière afin de favoriser la construction de logements sociaux qui manque tant dans notre département. Bref il s’agit d’une belle somme, dont nous sommes comptable. Il s’agit de l’argent des contribuables, de choix d’utilisation des fonds publics. Comment accepter qu’il soit indispensable de dépenser une telle somme à la charge du département, alors que le SIPPEREC a déployé des réseaux câblés, une desserte haut débit en Ile-de-France sans que cela ne coûte un sou au contribuable.

Notre département où tous les opérateurs ont déployé des réseaux, où France Télécom est évidemment très présent, notre département, où un foisonnement d’initiatives dans le domaine existe, dépenserait beaucoup plus que des départements moins dotés et, de surcroît, en déséquilibrant financièrement un réseau d’initiatives publiques existant.
Les bureaux d’études poussent le département à la dépense sans prendre en compte ses spécificités.
Il faut retravailler, il faut, en décidant de coordonner nos efforts avec les réseaux d’initiatives publiques existants, de construire ce réseau sans qu’il coûte au département, ou le moins possible.
2. Si nous faisons le choix de tels investissements financiers par notre collectivité, il ne faudrait pas que l’argent public investi d’un coté, contrarie des projets d’autres collectivités publiques par ailleurs. De ce point de vue je vous rappelle mes propos lors de la séance du 21 octobre dernier « Au-delà de la crainte juridique, nous devons mieux étudier la question de la complémentarité avec le réseau IRISE développé par le SIPPEREC pour le compte des collectivités locales de la région et de notre département. Je vous propose un préalable à tout lancement de procédure par le Conseil général sur le haut débit, celui d’avoir un partenariat clair entre le Conseil général et SIPPEREC. En effet, au-delà de la simple application de la loi avec l’article L1425-1 du CGCT, il s’agit d’une prudence de gestion et donc d’efficacité du projet. 28 villes de notre département, de gauche comme de droite, sont adhérentes au SIPPEREC, 26 sont adhérentes dans le cadre du réseau IRISE. Nous ne pouvons éluder les conséquences possibles de notre projet sur le réseau IRISE existant ». Je précisais alors : « Notre vote d’aujourd’hui ne préjuge donc pas de nos prochains votes sur ce sujet mais vous pouvez compter sur nous pour travailler avec vous et avec sérieux sur ce dossier. »

Je rappelle que c’est la majorité de droite et l’opposition de gauche qui avaient, ensemble, refusé d’adopter un rapport sur ce dossier le 1er juillet 2005 et décidé la création d’un groupe de travail. Il n’était à l’époque question que de 25 millions d’euros maximum !

Les inquiétudes soulevées alors n’ont pas été résolues ni par le groupe de travail, ni par ce rapport. C’est donc en toute cohérence que notre groupe votera contre si ce rapport est maintenu.

Je dois dire mon incompréhension devant l’obstination d’une partie de l’exécutif et de votre part, Monsieur le Président, sur ce sujet. Les maires, toutes tendances confondues, ne font pas preuves d’un grand enthousiasme pour ce projet, c’est le moins qu’on puisse dire, comme on a pu le voir lors de la réunion des maires le 6 janvier dernier. La commission consultative a donné un avis favorable que grâce à la voix prépondérante du Président, les consommateurs votant contre.


Je ne comprends donc pas votre imprudence ! Vous agissez sur ce sujet comme votre prédécesseur Charles Pasqua quand il a lancé les projets MUSE, SITER, Léonard de Vinci, SEM coopération. C’est l’échec annoncé avec des coûts exorbitants pour notre collectivité. Nous pouvons encore éviter cela.

Si l’ambiance dans le groupe de travail était cordiale, voire sympathique, Avec mon collègue Guy Janvier, nous avons rarement eu des réponses à nos questions, et quand nus en avions elles ne s’avéraient pas toujours exactes.

Dès le début j’ai demandé, que l’on étudie une solution alternative à celle que vous proposez avec ses avantages et ses inconvénients, pour comparer les solutions et choisir, avec l’objectif de répondre à la commande d’un territoire équipé de façon homogène et vite. Le projet actuel propose un calendrier avec un an de procédure, et 5 à 6 ans de travaux, si tout se passe bien, sans recours juridique par exemple. J’ai donc proposé que l’on étudie la possibilité de subventionnement du Sipperec et d’Irisé comme une voie plus rapide. Le cabinet d’avocat, du cabinet conseil, m’a répondu en groupe de travail que cela était juridiquement impossible. Renseignements pris par ailleurs, cela s’avère possible par la procédure de fonds de concours. Les fonds de concours peuvent être définis comme les « sommes que des personnes publiques ou privées versent librement à des budgets publics pour la réalisation des dépenses d’intérêt général »

Les critères permettant de qualifier de fonds de concours une participation financière d’une collectivité territoriale sont ainsi les suivants :

- le caractère public de l’organisme bénéficiaire, maître d’ouvrage de l’opération,

- le caractère volontaire du concours financier apporté ;

- le caractère d’intérêt général que doit revêtir le projet pour lequel le fonds de concours est alloué.

Je ne développe pas sur un sujet écarté d’office du groupe de travail, mais chacun voit qu’il y a là une piste concrète qui n’a pas été étudiée.

Depuis le début, les notes présentées en groupe de travail présentent IRISE comme un réseau de collecte, toute l’analyse est fondée sur cette présentation. Irisé développe pourtant aussi des dessertes. Ainsi la carte présentée en annexe du rapport sur le « réseau Irisé dans les Hauts-de-Seine » ne correspond pas à la réalité du déploiement. Le réseau Irisé est beaucoup plus déployé que ce que montre la carte. Il manque 53 Km sur 150Km !

J’attends toujours une réponse précise à mes questions précises sur SITER posées en groupe de travail et réitérées par courrier au Président du groupe de travail. SITER sera un apport de notre collectivité dans le réseau proposé par ce rapport. Cela doit se chiffrer et se rajouter aux 70 millions prévus, comme doivent se rajouter les frais de cabinet conseil. Je vous renouvelle donc ma demande formulée lors du groupe de travail du 27 février d'avoir le bilan complet de SITER.

Le Président Guillet dans son courrier de réponse affirme « En ce qui concerne SITER, il s’agit bien, comme vous le savez, d’un sujet totalement indépendant du projet que nous proposons à l’Assemblée départementale ». Le rapport proposé à notre séance plénière a pourtant bien en annexe une carte du déploiement de SITER. Je maintiens donc ma demande, il serait utile que notre assemblée soit éclairée sur cette expérience du conseil général en matière de fibre optique, en nous dressant un bilan complet depuis le début de l'opération en termes financiers tant en investissement qu'en fonctionnement et en termes d’usage.

Il y a un écart d'écriture entre le présent rapport et celui qui a été soumis au groupe de travail Haut débit du lundi 27 février dernier.


Au sujet du paragraphe 3.3.1.3. service de transport : «Le délégataire pourra proposer une offre de service de transport en complément du service de connectivité optique afin de répondre à des besoins de mutualisation des usagers, étant précisé qu’il ne pourra s’agir d’une offre de liaison entre deux ou plusieurs NRO3 ».


Je maintiens que ce rajout, dont je n'ai pas souvenir qu'il ait été discuté lors de la réunion du groupe de travail modifie le contenu du projet. Depuis la création du groupe de travail, vous nous indiquiez que c'était une infrastructure fibre optique passive; or avec un service de transport, il s'agit d'un réseau actif avec des équipements actifs et donc avec des coûts différents d'investissements, plus chers que la fibre passive, complexifiant la commercialisation, l'entretien et la maintenance. Votre réponse ne m’a pas convaincu, au contraire vous convenez que l’on passe bien d’une conception « d’une infrastructure passive » à « une infrastructure active »

J’arrête là l’énumération des questions que soulève ce dossier. Je ne développe pas sur l’inefficacité des propositions du rapport pour garantir la cohérence des réseaux d’initiative publique. Des rapports d’expert existent, je ne ferais que les plagier.

Vous l’avez compris, le groupe communiste considère que n’avons pas assez travaillé pour assurer la cohérence entre les projets de services publics, ni pour limiter les coûts.

Je vous demande donc, Monsieur le Président, pour éviter un échec sur ce projet, un échec qui risque d’être coûteux, de bien vouloir repousser ce rapport en demandant au groupe de travail d’étudier sérieusement une alternative.

Si vous pensez, si nous décidions collectivement, que le haut débit ne va pas assez vite, pourquoi ne pas utiliser le projet Irisé qui est en fibre noire haut débit comme ce que vous proposez. Pourquoi ne pas subventionner le Sipperec et Irisé en déterminant de vrais objectifs de services publics comme la desserte des équipements départementaux, de toutes les zones d’activités économiques, des fortes concentrations de logements, etc… Nous pourrions certainement aller plus vite, pour moins cher, sans risque juridique, ni risque financier pour tous les projets portés par le public. Ce serait de bonne gestion.

http://www.patrice-leclerc.org/

au moins ce que l'on peut dire c'est que patrice Leclerc inonde le net de son message a tres haut débit. Il y aurait donc bien du haut débit au moins sur le 92
PAr contre On ne peut pas partager cette analyse simpliste qui consiste a comparer le projet de SARKO avec ce que ce syndicat electrique (SIPEREC) a fait. Moi je n'ai jamais eu a nanterre de fibre proposée par IRISE, alors arretons les querelles franchouillardes, c'est comme cela que notre pays periclite car des que quelqu'un veut faire bouger ce pays de gauche comme de droite PAFFF il se prend une volee de bois verts... LA fibre oui c'est bien car l'ADSL cela va vite etre trop juste et on sera bien content de l'avoir, j'attends donc. Et on jugera sur la durée pas, arretons de juger les intentions mais les actes
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