Alors que le Net Américain se réveille du black-out contre les lois SOPA et PIPA de la veille, le FBI et le Département de la Justice américain a neutralisé le site de téléchargement MegaUpload et les autres sites Mega (MegaVideo, Megaclick, Megastuff,...).
Les autorités américaines accusent le groupe hong-kongais MegaUpload de racket, de blanchiment d'argent et de contrefaçon en conspiration. La justice américaine accuse MegaUpload d'avoir engrengé frauduleusement 175 millions de dollars pour un préjudice estimé à 500 millions de dollars pour les ayants-droits. D'après l'accusation, MegaUpload a utilisé une partie de cette argent pour motiver des utilisateurs à placer des contenus contrefaits sur son service.
Le FBI, aidé par les autorités locales, ont arrêté 4 personnes travaillant dans la société, dont les 2 co-fondateurs du site, en Nouvelle-Zelande et en Allemagne et ont procédé à la saisie des comptes bancaires, des véhicules (dont des Mercedes, une Lamborghini, des Mini, une Rolls-Royce et une Maserati), des serveurs aux Etats-Unis, en France et aux Pays-Bas et les noms de domaines. 3 autres membres de MegaUpload sont sous le coup d'un madat d'arrêt international.
Le groupe de hacktivists Anonymous n'a pas tardé à réagir en neutralisant les sites du Département de la Justice américaine, d'Universal Music et de l'association américaine de l'industrie musicale(RIAA). En France, les sites de l'HADOPI et d'Universal Music France ont également rendu indisponible.
L'Elysée a réagi en saluant l'initiative des Etats Unis contre MegaUpload. "
La mise à disposition illégale, par ce service, d'oeuvres protégées par le droit d'auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires ou d'abonnements de ses usagers".
En tout cas, la fermeture de MegaUpload va débloquer des flux de téléchargement du côté des opérateurs, notamment
Orange, dont
le site et son prestataire Cogent en avait fait sa bête noire.