L'équivalent Belge de l'UFC-Que Choisir, Test-Achats a réalisé un dossier sur le coût des connexions ADSL en Belgique, ils comparent les connexions internet de sept pays. Le résultat est édifiant: le Haut débit Belge est l'un des plus chère d'Europe !La Belgique est l'un des pays d'Europe où le haut débit est très bien implanté avec 1,6 millions de connexions, soit 80% du total des connexions à internet du pays. Elle devance ainsi les Pays-Bas (55%), le Portugal (44%), l'Espagne (43%), la France (36%), le Royume-uni (26%), l'Allemagne (15%) et l'Italie (8%).
Les connexions haut débits se répartissent de la façon suivante: 63% pour ADSL et 17% pour le câble.
Comme
en France, le marché de l'ADSL est dominé par l'opérateur historique
Belgacom, puisque celui-ci compte 82% de parts de marché. Son premier
concurrent est Scartlet (qui a racheté Tiscali belgique), et ne possède
que 13% du marché.
Il y a quand même une grosse différence avec la France, c'est
que chez nous la concurrence fait rage, alors qu'en Belgique la
position dominante de Belgacom est assez inquiétante. On peut retrouver
des situations similaires en Allemagne par exemple, et dans une moindre
mesure aux Pays-Bas.
Le Bas Débit est aussi malheureusement touché par des tarifs prohibitifs, puisque comparativement, une connexion 20 heures coûte 6.9 euros en France, contre 27.48 euros chez Belgacom.
De tels tarifs sont expliqués par la politique du tout haut débit menée par Belgacom pour pousser les internautes à passer à l'ADSL. Pourtant la aussi tout n'est pas rose, sans être le pays le plus cher une connexion ADSL en Belgique coûte deux fois plus chère qu'en France, avec une qualité qui n'est pas au rendez-vous.
Pour un débit de 2048 kbps, avec une limite de téléchargement à 10 GB, le Belge devra payer 30 euros chez Brutélé, et pire chez Belgacom il devra s'acquitter de 39,95 euros.
Telenet, pour l'accès par le câble, propose un service équivalent pour 44,45 euros, soit trois fois plus chère qu'en France.
Pour Test-Achats, les autorités de régulation des télécoms Belges (IBPT) ont laissé l'opérateur
historique prendre trop rapidement des parts de marché, ce qui laisse
peu de place à d'éventuels concurrents.